lundi 5 janvier 2009

I guess it's how the story goes...

Don't you say a word

Cos words have been said before

We're just sticking back together again what

Life has broken all through the years

It ain't working

It's like pouring water in a broken vase

Pretending everything goes perfecttly

Don't you shed a tear

Cos' tears have been shed before

Ain't no desert flower

Ain't no miracle along the way

It's not working

Ain't no cure no medecine

No magician no don't you see it's not happening

But it's not the end

It's the beginning

It's all in our hands now

You still my friend

Cos it's not the end

It's the beginning

Just try to understand

You're still my friend

My baby I need you My baby forgive me

You did everything

You could just to mend my wings

You gave me bread when I was nearly dead

Gave me oxygen when I couldn't breathe

You respected me

You tucked me in when I couldn't sleep

Holding me when I was afraid

You supported me

But it's not the end

It's the beginning

It's all in our hands now

You're still my friend

Cos it's not the end

It's the beginning

Just try to understand

You still my friend

My baby I need you My baby forgive me

You let it in you let it go

sometimes you run sometimes you fall

You let it in you let it go

I guess it's how the story goes...

dimanche 4 janvier 2009

He's

He's one of the kind
My sweet apple pie
You know what it's like
He makes me feel fine
As long as we hide evrything is all right
He's one of the kind
He's giving pleasure like no other
And deep down inside
I know i belong to him

...

I don't know you

You don't know me

you're standing there

Right in front of me

I look at you

You look at me

Do we feel the same

Do we feel the same

Feel the wind in my hair

Feel the cold on my hands

Do you see

Feel the clouds in our heads

Watch them going away

if I ask you to follow me

without a question

Would you trust in me

If i find you

Would you find me

Would you promise me

You will never lose me

Feel the wind in my hair

Feel the cold on my hands

Do you feel it

Feel the coulds in our heads

Whatch them going away

I just know that I want you home with me

Come on let's get to know each other

'Cos I'm willing to give you evrything

I wanna be together with you

Together with you...

"Bonjour, vous n'avez aucun nouveau message...."
20,000 seconds since you've left and I'm still counting
And 20,000 reasons to get up, get something done
But I'm still waiting
Is someone kind enough to
Pick me up and give me food, assure me that the world is good
But you should be here, you should be here

How colors can change and even the texture of the rain
And what's that ugly little stain on the bathroom floor
I'd rather not deal with that right now
I'd rather be floating in space somewhere or
Worry about the ozone layer

And it's almost like a corny movie scene
But I'm out of frame and the lighting's bad
And the music has no theme
And we're all so strong when nothing's wrong
And the world is at our feet
But how small we are when our love is far away
And all I need is you

samedi 5 juillet 2008

Mon blouson noir

- Avance, c'est toi qui as voulu sortir et maintenant tu traînes! il ne va plus rien rester! Je te préviens que, s'il n'y a plus de blouson, je vais m'énerver. Ça va faire comme la dernière fois, on est arrivées après tout le monde , merci bien. Ça ne sert à rien d'aller aux soldes dans ces cas là, tu n'as qu'à me donner l'argent et me laisser tranquille. Je ne sais pas pourquoi tu me colles, j'ai l'âge de faire mes courses toute seule. Tout ce qui t'intéresse, c'est de regarder les étiquettes pour voir si ça va se déformer ou si ça se lave, et pendant ce temps là, tout disparaît. Avance, c'est pas sorcier, un pied, puis l'autre, c'est sûr que si tu essaies de lancer les deux, ça ne peut pas marcher, tu le fais exprès ou quoi?
Elle m'enerve avec son cancer, elle n'a pas idée. On lui a d'abord prescrit quelques rayons, ça devait pas être méchant. Finalement, on lui a fait neuf chimiothérapies. A force de s'écouter, comme dit papa, elle a laissé s'installer la maladie. Du coup, elle n'a plus un cheveu sur la tête et sa perruque la démange,alors souvent elle la retire, on lui a dit que ça nous choquait un peu parce que son crâne chauve est gênant, mais elle la retire quand même. Pour rire, on l'appelle Tête d'oeuf, Yul Brynner. Le maquillage ne prend plus sur son teint jaune, mais elle s'acharne, alors elle en met trop, et l'autre jour, alors que je l'avais accompagnée faire quelques pas dans le jardin de l'hôpital, j'ai entendu quelqu'un dire Le travelo arrive, alors pour plaisanter, je lui ai conseillé de se faire embaucher dans un cabaret. Mais ça ne l'a pas fait rire. J'ai été obligée de préciser que c'était de l'humour, Oh là là un peu de recul , bordel!
Elle marche tout doucement, elle souffle comme un boeuf, je la soupçonne de boire, quand elle parle je comprends un mot sur deux et elle a le regard flou. Du coup, j'essaye d'être le moins possible à la maison quand elle s'y trouve, après les cours, je traîne au café et le week-end je vais chez des amis.
- Avance je te dis il y a 50%, mais s'il ne reste plus que les trucs à 20%, je ne vois pas l'intérêt, on sera venues pour rien. Avance, merde à la fin. Et cache ta poche à suint, elle dépasse.
Elle m'attrape le bras, ça m'exaspère, j'ai l'impression de promener ma grand-mère. Je vais lui acheter une laisse, avec un harnais, lui trouver une bonne raison de suffoquer. Elle accélère un peu, quand même. Je lui arrange le col de son manteau et elle me remercie, alors je m'énerve, il faudrait arrêter avec les remerciements, les soupirs et la mièvrerie. Elle me demande de me calmer, alors que je suis calme, je veux juste avoir mon blouson, noir, comme celui de ma copine. Maman dit que, s'il n'y en a pas dans cette boutique, on cherchera ailleurs, même non soldé, de toute façon elle tient à me l'offrir, elle me l'a promis, alors je lui dis que vraiment on n'a pas idée de foutre l'argent par les fenêtres comme ça. Les soldes, c'est pas fait pour les chiens. D'ailleurs je veux un chien. Au fait j'ai eu 3 en physique, mais de je m'en fous puisque je vais opter pour un bac littéraire, et je me suis fais virer du cours de gym parce que je fumais dans le vestiaire, tu veux peut-être me faire une leçon sur le tabac? Vas-y qu'on rigole.
Dans le magasin, tout le monde la regarde, elle ressemble aux images des livres d'histoire, avec seulement les os sur la peau, et le visage diaboliquement amaigri, comme dit le prof d'histoire. Du coup, on nous sert en premier, quelqu'un lui propose une chaise, et moi je lui dis que ça va, quand même, pour deux minutes elle peut rester debout. Elle trouve mon blouson joli, elle me tend des gilets, de gros pulls avec un grand col, des manteaux, des écharpes, elle demande s'il y a des bonnets, elle dit qu'il faut que j'aie bien chaud l'hiver prochain. On lui fait répéter. Articule! on ne comprend rien, c'est les soldes, tu piges ou pas? Les vendeurs ont autre chose à faire que d'essayer de lire sur tes lèvres, alors fais un effort! Elle me trouve une parka avec une capuche en fourrure, et de larges poches, elle dit que c'est bien d'avoir des poches, qu'on peut tout mettre dedans et voyager léger. Je lui dis que je ne pars pas en voyage, alors elle insiste, tu me la prêteras, prends la.
Elle m'enerve avec ses réflexions. La mère de ma copine, quand elle a eu son cancer, elle n'en a pas fait une histoire, et aujourd'hui elle est guérie. Elle a vécu comme si de rien n'était. Peut-être que ce n'etait pas généralisé, mais elle a fait des efforts, et la volonté est la clef du succès, c'est tout. Alors que si on pense qu'a soi forcément. Si ma mère pensait un peu à nous, à moi, elle ne se laisserait pas tomber si bas, c'est impossible il y a quelque chose de sadique dans sa manière de nous imposer sa maladie, elle nous la transmet. Allez , on sort d'ici, on nous a assez regardées. J'ai envie de rentrer. De toute façon je déteste quand maman me gâte, ça me donne envie de pleurer, même quand elle n'était pas malade je n'aimais pas ça, cette impression de lui avoir fait partager un moment de ma journée, ce qui pour moi n'est rien que du profit, et pour elle un peu de détente et d'oubli. Mais elle ne veut pas rentrer , elle tient a m'acheter des bottes en cuir pour la ville , et aussi des bottes fourrées. Je lui dis qu'on verra l'hiver venu, mais elle trouve que c'est bien de les acheter maintenant. Pendant que j'essaye une paire qui me plaît, elle enfile des bottes dans lesquelles elle se sent bien, elle dit que ça tient trés chaud et que c'est agréable, alors la vendeuse s'exclame, par cette chaleur je ne sais pas comment vous faites! Quelle connasse celle-là aussi! Ça la concerne? Ma mère me fait les gros yeux et en prend une paire, elle dit qu'elle les garde aux pieds, et on sort du magasin.
Elle me demande si elle peut retirer sa perruque, la chaleur lui fait gonfler la tête, elle va mettre un foulard. Elle se cache comme elle le peut derrière un arbre et remplace ses faux cheveux par un turban mal noué.
- Tu l'as mis de travers, on dirait une folle.
- Tu me l'arranges, s'il te plait?
- Si je t'aide, tu retires tes bottes fourrées. Je ne veux pas qu'on nous regarde.
On dirait qu'elle n'entend pas, mais comme dit papa, le cancer ne rend pas sourd, en tout cas pas celui-là, c'est la preuve qu'elle fait la sourde oreille. Elle a envoyé sa tête en vacances, c'est facile , à nous de nous débrouiller avec son corps dégoûtant. C'est moi, hier soir encore, qui lui ai lavé les jambes. Elle m'a appelée de la baignoire, elle ,n'arrivait plus à les bouger.
Elle veut m'acheter un goûter, à quatre heures, il faut manger. J'accepte à condition qu'elle prenne aussi un gâteau, mais elle a la nausée, et je lui demande s'arrêter de s'écouter. Elle me dit de la laisser en paix, juste le temps qu'elle parte. Et elle le dit pour moi, elle va mourir, d'ici peu de temps. Elle dit Écoute moi, même si c'est difficile à accepter, je vais mourir et c'est presque fait. Je ris, jaune, comme mon père qui a souvent les larmes dans les yeux ces temps derniers, comme mon frère qui baisse le nez et n'en finit pas de muer , sa voix part haut, puis bas, paradis ou enfer, il choisit, ne sait pas, il a sûrement peur depuis longtemps, comme moi.
Je hurle. Si ma mère n'était pas là, qui me dirait les choses tout simplement, comme ça? Elle, je peux la croire quand elle dit qu'elle va crever. Pas les docteurs qui avaient promis de la sauver. On s'assoit sur un banc. J'enfile mes bottes fourrées, mon pull et mon blouson, noir. L'hiver prochain sera rude, j'ai encore sa chaleur à emmagasiner. Je la laisse glisser sa main gelée dans ma poche. En avant. Chez nous, on y est presque, c'est comme le coeur, au bout de l'artère, c'est la première à gauche.

vendredi 4 juillet 2008

Mon amie

Ce jour là, en fin de journée t'as rappelé à la maison. Après ce qui s'est passé tout à l'heure je pensais que tu voulais savoir si j'avais encaissé ta sale blague de l'après midi. Mais comme à chaque fois tu n'as parlé que de toi. Tu n'as jamais été très généreuse. A 18 piges, quand on sortait toutes les deux, c'était moi qui raquais. Toi tu n'avais jamais un rond. Enfin si, mais pas pour ça, ou alors des billets tellement gros que ça t'embêtait de les sortir. Récemment c'est marrant, j'ai vu un film sur un mec radin qui avait de gros problèmes de constipation... J'ai cru comprendre que c'était étroitement lié. Sortir un bifton ou chier un coup, c'est un peu la même chose. Vous les pingres, vous gardez tout pour vous....

ça m'a rappelé nos vacances à Cassis. On était parti entre filles et tous les matins, aux toilettes, on t'entendait pousser dans le vide. Moi qui n'ai jamais été très cliente de ce genre d'histoire, au bout d'une semaine, comme les autres, j'avais demandé si tu avais fini par régler tes problèmes de ventre, pour qu'on change de sujet. C'est vrai, c'était pénible cette façon de tirer la couverture, puisqu'au bout du compte il ne se passait rien. Pourtant, je suis sûre que tu allais faire ça ailleurs. Mais plutôt crever que d'avouer que tu allais mieux.

A l'époque, même si déjà tu ne parlais que de toi, de ton four à micro-ondes qui ne chauffait rien, de tes amants mariés et de ton dernier mec que tu venais de piquer à ta mère, j'avais encore l'impression que l'on échangeait vaguement des choses. Ce que tu disais n'était pas palpitant, mais avec toi j'aimais bien m'ennuyer. Il faut dire que quand tu arrêtes d'être barbante, tu deviens très vite monstrueuse.

Il y a vingt ans, quand j'ai rencontré l'homme de ma vie (contrairement à toi j'aime les histoires qui durent) j'ai voulu que tu le rencontres. Tu es mon amie, il est mon amour, logiquement vous auriez dû vous plaire. C'est ce qui s'est passé, jusqu'au moment ou sans me demander mon avis, chez moi, entre le thé et la tarte aux pommes, tu as sorti un projecteur de ton sac. Tu voulais nous montrer les diapos de tes dernières vacances. Je n'ai rien vu venir, j'ai dit oui. Le mec que tu avais amené avec toi pour faire la claque était trés excité. On peut le comprendre, pour des souvenirs de vacances ce qu'on voyait était plutôt surprenant. Entre deux paysages de je ne sais plus quel pays, tu étais sur chaque photo de moins en moins habillée. Et moi, quand j'ai vu pour la quinzième fois ton cul noir foncé sur le sable blanc, j'ai commencé à manquer d'air. Et l'autre là, qui s'extasiait sur ta beauté, j'avais envie qu'il s'en aille. Mais c'est surtout contre toi que j'étais en colère. J'organise un goûter d'enfants pour te présenter l'homme de mes nuits et toi, tu viens casser tout ça en installant une ambiance à la con. Tu veux quoi ma salope? Partouzer ou juste me faire de la peine? Enfin, dans mon malheur j'ai de la chance tu n'as jamais plu à mes fiancés. Mais ça, on ne le sait qu'après et je n'aime pas jouer avec le feu. Seulement de toi je supporte tout. Tu es mon exception.

La première fois je t'ai vu à une fête ou comme d'habitude personne ne m'invitait à danser, j'ai trouvé qu'il y avait autour de ta petite personne une lumière particulièrement belle, non, mais tu irradiais. A tes côtés la vie était légère et ça c'était nouveau. Dans mon entourage tout le monde pesait 4 tonnes et gentiment j'avais pris ma part. Alors ce qui devait arriver arriva, j'ai été en manque des que tu as quitté la pièce.

Tu es aussi la seule fille avec qui j'ai pu partager un lit Je ne sais pas pourquoi mais dormir avec toi n'est pas gênant. Peut être parce que tu ne sens rien c'est incroyable d'ailleurs.

Il suffisait que tu me siffles et j'étais là. Même au bout du monde. En plus loin de chez nous on s'agaçait moins. Tu t'amusais de ma distraction et moi j'aimais ton sens de l'organisation. Quand on était toutes les deux, sans témoins, de temps en temps, tu oubliais d'être diabolique.

Quand tu m'as présenté ton mari, naïvement, j'ai espéré, que tu arrêterais tes histoires de cul tordues C'était mal te connaître (tu vois parfois tu m'étonnes encore), même mariée, au 9ème étage d'un immeuble glacial et chic, tu t'es démerdée pour avoir un amant au 11ème......Que tu m'as emmenée voir pour me faire honte. Je détestais que tu prennes ton mari pour un niais et que tu le fasses manger froid, lui aussi (toujours cette saleté de micro-onde) alors qu'il s'épuisait à rendre ta vie confortable. C'était un bon gars et comme moi, il t'aimait. Seulement le blé qu'il gagnait pour deux n'arrivait pas à combler tes manques. Deux ans plus tard, après avoir usé trois décorateurs, quand l'appart du neuvième a été à ton goût et l'amant du onzième plus du tout, tu t'es mise à chercher un nouvel endroit, plus cher et plus grand.
Aujourd'hui, déménager est devenue ton activité principale. Et entre deux amants, tu continues de faire casquer ton homme qui ne te fait plus jouir. A chaque fois tu t'installes quelque part, comme tu sais que j'étouffe dans l'appart trop petit que j'ai du mal à payer, tu m'appelles... Et j'accours. Te voir prendre ton pied en me regardant m'enthousiasmer devant tes maisons de plus en plus grandes, au début j'ai trouvé ça blessant. Puis je me suis habituée. Tu es comme ça, qu'est ce qu'on peut y faire.
Dans ta dernière baraque, comme tu ne savais plus quoi faire pour retarder les travaux ( les maisons finies te filent le cafard) tu as demandé qu'à l'étage, on construise une trappe pour balancer ton linge de ta chambre à la buanderie. Une idée qui n'a pas fait le bonheur de tout le monde. En repassant tes fringues, ta femme de ménage s'est pris un nombre incalculable de culottes sales sur la tête. Tu es vraiment une drôle de fille et souvent je suis terrassée par ta vulgarité.
Chaque été, dans tes villas en bord de mer louées une fortune, tu bronzes au-delà du supportable. Un soir, en te voyant avec une autre amie aussi blonde que toi, je me souviens d'avoir eu peur pour vous. Vous étiez toutes les deux tellement cramées par le soleil que cette nuit-là, dans le noir, on ne voyait plus que vos dents. Par chance vous étiez très rieuses. C'est ton homme qui m'avait invitée, soi-disant pour te faire plaisir. De m'avoir près de toi, blanche et grasse, ne te déplaisait pas je crois.
Et puis, un été, sans raisons apparentes, l'invitation n'a pas été lancée. Privée de vacances dans les jolies cabanes au bord de l'eau. J'ai sans doute payé le prix fort de savoir que sous ton bronzage, ta bonne humeur et tes dîners divins, tu étais.... Malheureuse. Mon lot de consolation? T'apercevoir le reste de l'année, entre deux portes. J'ai fait avec, comme toujours. Parce que c'est toi qui donnes le ton. Tu sais trés bien à quel moment tu dois me caresser la tête pour que je revienne me faire maltraiter.
Exceptionnellement, il arrive que je tire la première. Quand j'ai eu un enfant, tu en as voulu un tout pareil. Pour mater l'engin, tu es même venue fumer dans la piaule du bébé. Je t'ai rarement vue aussi nerveuse. Quelques mois plus tard tu as fait une fausse-couche et la vie nous a éloignées. J'étais moins disponible, tu es devenue distante. Et sans que je sache pourquoi, tu n'es pas venue à nos derniers rendez-vous.
Pourtant, cet aprés-midi, j'ai enfin le droit de te garder pour moi quelques heures. Des siècles que j'attends ça. Quand tu m'as ouvert la porte tout à l'heure, je t'ai trouvée changée. Je t'avais quitté maigre et noire au retour des vacances, je te retrouve grassouillette... Et si pâle. Me voir dans cette nouvelle maison que je ne connais pas a l'air de t'amuser beaucoup. Et moi je plane. Seulement, très vite, tu m'annonces que tu as une surprise. Pour moi? Quelle horreur! Je te connais, je m'attends au pire.

Tu m'emmenes grimper dans les étages. Je tremble. Tu pousses la porte d'une chambre et je suis tellement troublée que je ne vois rien. Elle est ou la surprise? Je te regarde sans comprendre. Tu me demandes d'avancer. J'obéis... Et là, je découvre un petit lit, avec dedans un nouveau-né qui dort. Je crois que j'ai pigé, mais c'est tellement atroce que tu me le montres comme ça, tout fait, que je ne peux pas rester dans cette pièce.

Je te demande un alcool fort et si ce bébé est bien sorti de ton joli ventre, que je n'ai jamais vu s'aarondir. La réponse est oui. Pour être sûre, je compte les mois qui nous ont séparées.. sept mois. Je comprends tout. Nos rendez-vous annulés, pour me punir d'avoir couru un peu moins vite, t'ont permis de me concocter cette mise en scène abominable. Moi qui bois très peu, je me suis pétée la gueule. J'ai bu à ton gamin et à son étrange arrivée dans la vie. Au cinquième verre, ivre morte, j'ai salué ta trahison. A la tienne ma belle!

J'ai fait la maligne, mais au fond tu sais bien que je suis en miettes.
Pourtant si tu cherches à abîmer cet amour inexplicable que j"ai pour toi, tu t'es encore plantée. Je ne te lacherai pas. Tu es mon amie, ma méchante amie, mais c'est toi que je préfère.

samedi 14 juin 2008

Plus rien

.. N'existe, n'a d'importance, n'a de sens, plus de mots, plus de commencement, plus de fin ni même de faim, plus de parfum, plus de chagrin, plus de sourire, ni même de soupir, plus de paradoxe, plus de métaphore, plus de forme, plus de courbe, pas de ligne, en pointillée, ni même droite, pas de lendemain , plus de présent, plus de passé, plus de nuit éclairée, ou assombrie, plus poids ni de légèreté, plus de couleur et d'amertume, plus de son ni même de silence, plus de Plume De Chat D'aiguille VS Caroline, plus de temps, plus de blog, plus rien.

mercredi 11 juin 2008

J'arrête

De me raconter au travers de mots , sans nulle sens.
De penser que je peux être
De communiquer avec personne
D'entretenir un blog, vide
De vivre en métaphore
De me dire
De dormir
D'écouter
De peindre
De me faire croire

J'arrête.

Je pars, je pars en dedans, je lâche prise, je ferme tout, plus rien, un bourdonnement, discontinu.. grave, rassurant, obsédant.

Je pars. Je suis partie.
Vide
Fatigue
Néant
Plus rien
Fin
.

vendredi 6 juin 2008

Mémoire

Du temps qui imprègne les souvenirs de ces années, qui coulent et qui s'écoulent.. Sur des sourires, des caresses, des défaites, des réussites, des peurs, des doutes, des combats. Années qui s'envolent vers des lendemains de fêtes, pour célébrer nos vies. Les pensées changent, les envies se meurent, laisser place à d'autres qui mourront, dans un accomplissent larmoyant, bon, ou mauvais. Les rouages du temps, qui marque, l'esprit, le corps, la voix, le regard sur les choses. Je déteste ce que j'aimais, j'aime ce que je détestais... Le temps... ami des jours et des nuits. Tu glisses, me rends plus sage parfois, plus dure aussi. J'avance avec toi comme fidèle compagnon... Tu me suis... souvent je te fuis.. Tu me rattrapes sur mes idées de vie... pressée.. Dois-je l'être?... On à le temps, de penser au temps que je donnerai, que l'on se donnera, que l'on me donnera. Tic tac tic tac, tu continues ton chemin, laissant trace de ton passage, sur mes reins, dans mes mains, que je tends aux envies folles. Armée de mon sac à souvenirs, le sablier coule un peu plus vite. J'avance, face au temps.

" My manners, abominable at times, can be sweet.

As I grew older I became a drunk.

Why? Because I like ecstasy of the mind.

I'm a Wretch

But I love love."

- Jack Kerouac- Satori in Paris-

mercredi 4 juin 2008

A vif

Ils me mettent en rage, me retournent l'esprit du coté sombre de mon âme, font naître en moi des sentiments de haine, de colère... ça bouillonne, je suis prête à tout renverser, à tout déchirer, à exploser... La colère me submerge, je ne contrôle plus rien, et veux pas contrôler... mon âme à l'envers... je suis mauvaise... Je lâche tout et suis prête à déverser ma colère... dans des mots violents, des gestes brusques... .. faire mal, pour me soulager...je contiens trop, j'ai trop contenu, je vide tout.... mon coeur bat trop vite, il résonne trop fort, contre chaque paroi il me renvoi son écho, ça me rend folle, je m'enferme dans ce bouillonnement, qui me brûle le bout des doigts.... mes pas sont rapides, lourds, déterminés, mon regard noir, sombre... mon souffle profond saccadé... qu'une envie , tout retourner, tout balancer, tout déchirer par un accès de violence insoupçonné...je deviens folle... je tourne en rond... les murs me serrent, m'étouffent, je suffoque, prendre l'air? Marché, courir, vite, fort et loin... crier.. hurler, me vider, entièrement... me crever à courir, plus penser, plus penser plus penser...m'user , me vider, m'épuiser, lâcher prise, partir. M'enfuir, fuir, démolir... ça ne me calme pas, ma colère est là, en moi, dans mes gestes, sur les choses ou mon regard se pose, dans mes mots, dans mes couleurs, elle est là, elle me domine elle me dirige... c'est qu'un passage....c'est qu'un passage, je suis en vie.. la colère me le prouve, mais j'en ai rien à foutre, rien ne m'apaise, je suis à vif.

Debout




lundi 2 juin 2008

Juin

You are switching sides like a Gemini

dimanche 1 juin 2008

Fuire la réalité par l'abstrait.. l'abstrait des choses, de la vie.. Vivre pleinement à la recherche de sentiments nouveaux, vivre des gestes, des mots extrèmes.. et à l'invrese se laisser sans vie, sombrer à l'extreme, la aussi. L'entre deux. entre deux mondes, ça peut vasciller d'un moment à l'autre, ça ne prévient pas.. Sans repère sans fondment. Le temps avance, tout autour tout le monde avance. Alors je bondie, je fonce tête baissée, rien ne m'arrête, je saute les étapes. Je les connais de toutes manières, le vois, je prends du temps à observer, à écouter. Une fois par an, peut être deux, je vis.. Le reste du temps, j'attends... j'attends de me reveiller, de trouver pour quelle raison, pour qui, pour quoi, je vais me réanimer, me lever et courir, courir à en perdre les notions, les notions que je n'ai pas, mais que je m'applique.

vendredi 30 mai 2008

Encore.

Je me demande... Et puis non rien... Je ne me demande pas. Mais toi je te demande si... Enfin non rien. Oublie.. Ah t'as déjà oublié? Moi aussi... Enfin je crois. J'oublie, car j'oublie vite, non pas, par défaut de mémoire, mais j'oublie ce qui sort de mon champs de vie. Alors je me demande si toi... enfin non je t'ai oublié... Je ne sais plus. Si? Dit moi, toi t'oublies? Non ne me dit pas, t'oublies ce que tu as envie d'oublier. Et là? Je suis un oublie? Et si je t'oublie? On s'oublie? Je ne te demande pas. Dit moi. Je pense à toi.

jeudi 29 mai 2008

3:05

Ça claque, un bruit sourd, plusieurs fois, brisant le silence de ma nuit éveillée. je ne bouge pas... j'écoute. Je ne suis pas seule, mon chat au nom qui sent le poisson sommeille paisiblement à mes cotés, son souffle chaud vient mourir le long de mes mains. Ça claque, un bruit sourd, je ne suis pas seule, mon poisson au nom de catho fait même pas de ronds dans son bocal, il dort, lui aussi. Ça continue, ma respiration se fait courte, j'écoute le moindre bruit, surveille les ombres. Elles sont toutes accrochées, je n'en vois pas une qui traîne au hasard, qui se serait soudainement émancipée de son hôte, ça me rassure une fraction de seconde. Je ne suis pas seule, ma tête vissée sur le montant de la porte, guettant le moindre signe, j'attends, j'attends que la preuve de mes doutes ne se manifeste pas, j'attends le levé du jour. Mes poils s'irisent. j'ai chaud, j'ai froid, je suffoque. J'ose plus respirer, le bruit de mes doigts qui frappent les touches m'oppresse. Mon chat au nom qui sent le poisson se met à rêver, ses pâtes trottinent dans une prairie aérienne, ses moustaches s'affolent. Je sursaute. Je ne suis pas seule, ma porte claque j'ose plus penser. J'oublie tout, je ne sais plus. Des pas, je ne suis pas seule. Je me raccroche à ces mots que j'aligne, pour ne pas perdre l'esprit, je l'ai déjà perdu, ma peur l'emporte. Je pense au pire, faut pas que je pense, et pourtant je pense, je panse mes pensées par des cataplasmes d'idées acidulées pour me rassurer. Ça ne marche pas. Je regarde les objets pour être certaine qu'ils ne bougent pas, je me sens con, ça ne me rassure pas. Je sens mon coeur qui bat jusque dans le bout de mes doigts. J'aime pas ça. Je ne suis pas seule. J'ose plus bouger, j'ai envie de fumer.

mercredi 28 mai 2008

You 're pissing me off.

Il me trompe... Son odeur le trahis.. Il sent l'éloignement, chaque soir, chaque nuit il m'abandonne, me laissant à mes heures, à compter ces minutes qui nous séparent. Ou es tu? Dans quel lit t'évades tu? Qu'elle odeur à t'elle? Qui tiens tu dans tes bras après s'être tant aimer? Quel est son nom que je l'envie. Dis moi?! J'ai besoin de savoir, j'ai besoin de comprendre, pourquoi toutes les nuits tu me laisses seule. Tu es partie me laissant à ces heures sombres. Je ne te retiens plus, j'ai lâché prise, je me suis usée à t'attendre, te supplier de venir les jours ou trop longs j'avais besoin de toi.
Te souviens tu? A toutes heures du jour ou de la nuit, en pleine été dans un jardin, dans un fauteuil, dans une voiture, sur le tapis du salon, au cinéma, chez des amis, je me suis laissée attendrir, apprivoiser. Je t'ai tout confié, tu connais les plus profonds de mes secrets, mes fantasmes les plus fous, tu connais tout de moi, sans pudeur je me suis dévoilée, en respectant ton silence.
Je me souviens de notre rendez-vous quotidien, tu n'en manquais jamais un, parfois même en avance, patiemment tu attendais que je me fasse moins farouche et qu' à tes charmes je succombe, tu avais cette douceur que j'aimais tant.
Je sais... J'ai repoussé tes étreintes à de multiples reprises, je t'ai tourné le dos, te défiant de mon arrogance, je sais... Je n'ai pas toujours été sage, effrontée, insousciente, impudique, je sais. Mais je t'ai toujours été fidèle, toujours, il n' y a que toi qui me connaisse, il n' y a qu'à toi que je m'abandonne, complètement... Tu me manque, j'ai besoin de toi. Reviens Morphée, promis je me ferais docile.

lundi 26 mai 2008

Derrière le loup.

Ma joue s'écrase sur la carrelage blanc et froid de ma salle de bain, mes mains s'agrippent à la moiteur de mon corps, l'air est chaud, je sens son odeur. Les yeux ouverts, je repasse le film de ces dernières heures, inlassablement en boucle dans mes délires les plus fous.

Soirée masquée... Le port du loup est obligatoire, le silence est d'or... Aucun mot, aucune voix, juste des sons. Des sons de corps qui s'entrechoquent, de sens qui s'extasient, des tintements de coupes qui se vident et se remplissent dans une cadence effrénée.

Les femmes sont belles, impudiques, insouciantes, outrageuses, désinvoltes, je le sens, je le vois, leurs postures ne trompent pas. Leurs gestes sont étudiés, tout comme le masque qui les cache. Tout ici pousse à l'abandon. l'abandon de soi.

Les hommes sont beaux, très mâles, virils, présents, fière allure, leurs corps dessinés, taillés suscitent chez moi un égarement sans voix.

Je porte un loup, un loup noir, j'avance et pénètre d'avantage dans cette moiteur qui marque les peaux. Le champagne coule à flot dans les coupes et sur les corps. Pam Pam Pam, mes pas résonnent, les regards se tournent, se cherchent, se trouvent. A droite deux femmes, elles s'aiment ou se détestent nulle ne sait ici, si c'est de l'amour, de la haine, de la rage qui nous pousse à nous retrancher dans les limites de l'acceptable. Des hommes et des femmes admirent le spectacle, ils se cherchent, s'effleurent, se touchent, se trouvent, le langage du corps est explicite. Le cri du désir résonne en écho dans ces murs, tout se lit dans les regards, les gestes claquent.

A gauche, un homme et une femme, peut-être un couple, ou des amants venus là, pour donner un sens à leurs ébats. Ils sont beaux, tout en sueur et en stupeur de se voir s'extasier par tant d'ardeur. Je les regarde un temps, puis continue mon chemin. Des habits de dentelles et de paillettes de ces belles qui batifoles, jonchent le sol. Cachée derrière mon loup je me sens forte, seule maîtresse de mes désirs, de mes pensées et de mes gestes.

Il y a cet homme, là-bas, qui attend, qui admire le spectacle, animal. Il porte un loup, un loup noir similaire à celui que j'arbore sa peau est mate, son corps dessiné, entre ses mains une coupe qu'il porte à ses lèvres, geste assuré, il observe la scène, de la débauche raffinée... Il m'intrigue... il m'attise, il est beau.

Je m'approche, encore, encore... Je sens sa chaleur, sa peau à l'odeur du sucre caramélisé, il ne bouge pas, il me regarde. Le bout de mes doigts effleurent son dos, son bras , son torse, lentement je tourne autour de ce corps, mes talons sonnent. Ses mains sont, belles, puissantes, douces, nos regards se cherchent, se croisent, se fixent, se noient, se pénètrent, ses yeux me troublent, intenses, noirs. Sa bouche est pulpeuse, ses lèvres sont roses, sa peau est douce. Son ventre, ses hanches, mes mains le sculptent. Je sens son souffle, j'entends son coeur, puissant dans sa poitrine... Il m'agrippe... je ne bouge plus, ma respiration se fait profonde, je frisonne. son bras me ramène à lui, face à face, un instant , on ne bouge plus, fragile.

Nos corps s'animent, je goûte à sa peau, je goûte à ce corps sensuel, érotique à l'extrême. Sans limite les caresses se précisent. Ferme et tendre, sauvagement doux... Tout en cambrure. Ma tête bascule, mes doigts le serrent, nos corps s'apprivoisent, se tendent. Il m'offre tout, je m'abandonne. Il transpire, son corps glisse contre le mien, sur le mien, dans le mien, au même rythme, nous ne faisons qu'un. Intense les minutes qui s'égrainent ont le goût du sel, on le goût du ciel, le son de l'extase. Mes doigts déchirent le sol, nos corps transpirants s'embrasent, s'enchaînent. Derrière nos loups, à tour de rôle, on s'aime et on se déteste, on s'offre entièrement, nulle limite à nos envies, mes sens s'affolent, son corps brûlant se tend, nos muscles se bandent au paroxysme du plaisir, laissant s'échapper de nos bouches, gémissements animals venants des profondeurs de nos entrailles.

J-37 20 000 Km

Je suis à l'envers à L'Endroit. J'ai décidé, je pars pour L'Envers de L'Endroit y trouver mon endroit et qui sait peut-être être à l'endroit à L'Envers.
J-37 20 000 Km

samedi 24 mai 2008

Je x 32

Assise je pense, je pense à tout, je pense à rien, tellement de plein, et tellement de vide. une valse, d'idées et d'abîmes. Attirée, attisée, consumée, par les mots de mes couleurs, par les maux de mes humeurs... Je me vautre impunément sur le passé de mon futur, je suis présente, dans le grand n'importe quoi de ma vie. Autour de moi que des angles, que je me moque bien d'arrondir. j'attends, je compte et je me conte ces jours qui s'égrainent, un à un. Je sais trop, que je ne sais rien . Pourtant je voudrais, même si des fois je ne veux pas. Je sais, je suis. Demain ce sera comment? Tout résonne et je me cache. Je m'enfonce parfois, et je me demande, demain c'est loin? Je me suis arrêtée un jour, je crois même que je n'ai jamais avancée. Pourtant je voudrais même si dès fois je ne veux pas. Je crois que c'est comme ça, qu'il y a des regards qui restent. Je ne sais rien, même si je sais trop de vide. Je parle ni d'amour, ni d'éclosion charnelle, mais bien de sens, des cinq. Je stagne. Je m'enlise. Je crie dans mes silences par trop de bruits. C'est comme ça, des fois j'y crois, souvent je stoppe au plus loin du loin à l'infini de mes envies, que je regarde tournoyer à l'intérieur de mon monde. En parallèle, je suis là, en parallèle, mes perspectives me contiennent. L'ironie utopique.

vendredi 23 mai 2008

Lettre à un jeune artiste.

"... Il y a aussi cette phrase ou tu te dis hanté par l'idée qu'un sens et une mission ont été assignés à ta personne et à ta vie et tu souffres de n'avoir pas révélé ce sens ni rempli cette tâche...

...Ce que tu fais dans la vie, je veux dire non seulement comme artiste, mais aussi en tant qu'homme, époux, et père, ami, voisin etc... tout cela s'apprécie en fonction de "sens" éternel du monde et d'après les critères de la justice éternelle, non par référence à quelque mesure établie, mais en appliquant à tes actes ta propre mesure, unique et personnelle...

...La seule chose qui compte, c'est le fait que chacun de nous est le dépositaire d'un héritage et le porteur d'une mission; chacun de nous à hérité de son père et de sa mère, de ses nombreux ancêtres, de son peuple, de sa langue, certaines particularités bonnes ou mauvaises, agréables ou fâcheuses, certains talents et certains défauts, et tout cela mis ensemble fait de nous ce que nous sommes, cette réalité unique.

...Bref lorsque l'on éprouve le besoin de justifier sa vie, ce n'est pas le niveau général de son action, considérée d'un point de vue objectif, qui compte, mais bien le fait que sa nature propre, celle qui lui a été donnée, s'exprime aussi sincèrement que possible dans son existence et dans ses activités.

D'innombrables tentations nous détournent continuellement de cette voie ; la plus forte de toutes est celle qui nous fait croire qu'au fond, on pourrait être quelqu'un tout à fait différent de celui que l'on est en réalité et l'on se met à imiter des modèles et à poursuivre des idéaux qu'on ne peut et ne doit pas égaler ni atteindre. C'est pourquoi la tentation est particulièrement forte pour les personnes supérieurement douées, chez qui elle présente plus de dangers qu'un simple égoïsme avec ses risques vulgaires parce qu'elle a pour elle les apparences de la noblesse d'âme et de la morale.

...Mais en même temps dans nos moments de lucidité intérieure, nous sentons toujours davantage qu'il existe pas de chemin qui nous conduirait hors de nous même vers quelque chose d'autre, qu'il nous faut traverser la vie avec les aptitudes et les insuffisances qui nous sont propres et strictement personnelles.

... Il va de soi qu'un artiste, lorsqu'il fait de l'art sa profession et sa raison d'être, doit commencer par apprendre tout ce qui peut être appris dans le métier; il ne doit pas croire qu'il devrait esquiver cet apprentissage à seule fin de ménager son originalité et précieuse personnalité... J'éprouve quelque honte à écrire noir sur blanc de pareilles évidences mais nous en sommes arrivés à ce point ou personne ne semble plus avoir l'instinct d'agir selon les règles naturelles et remplace cet instinct par un culte primitif de l'extraordinaire et du saugrenu....

...On exige encore autre chose de l'homme, dans le monde actuel, et cette exigence est propagée par les partis politiques, les parties ou les professeurs de morale universelle. On exige de l'homme qu'il renonce une fois pour toutes à lui-même et à l'idée qu'à travers lui, quelque chose de personnel et d'unique pourrait être signifié; on lui fait sentir qu'il doit s'adapter à un type d'humanité normale ou idéale qui sera celle de l'avenir, qu'il doit se transformer en un rouage de la machine, en un moellon de l'édifice parmi des millions d'autres moellons exactement pareils. Je ne voudrais pas me prononcer sur la valeur morale de cette exigence elle a son côté héroïque et grandiose. Mais je ne crois pas en elle. La mise au pas des individus, même avec les meilleures intentions du monde, va à l'encontre de la nature et ne conduit pas à la paix et à la sérénité, mais au fanatisme et à la guerre..."

-Hermann Hess-

mercredi 14 mai 2008

samedi 10 mai 2008

mardi 22 avril 2008

Le gardien

Le gardien à décroché son énorme trousseau de sa ceinture pour ouvrir une grille qui nous emmenait dans un autre couloir...

- " Ca fait 27 ans que j'fais le gardien... Depuis 1981... Avant j'étais l'bourreau... Et puis quand ils ont aboli la peine de mort j'suis passé gardien... Heureusement que l'directeur de la prison m'a engagé comme gardien... Parce qu'un bourreau tout le monde s'en fout... Un bourreau c'est un métier qui n'existe pas, il est écrit nulle part ce boulot. C'est venu comme ça... A l'époque on prenait un commerçant, un boucher, un palefrenier... Moi tous mes ancêtres étaient bourreaux. Et sur qui tombe l'abolition.... Sur Emile... Pas de chômage, pas de retraite, et tout le monde s'en fout. On fait des grèves pour les instit' qui ont trop d'élèves, et les bourreaux qui n'ont plus de tête à couper, qui s'en soucie? J'ai un fils de votre âge... Avec sa mère on a pas trop insité avec l'école, on pensait qu'il travaillerait avec moi. Ben si ça continue je vais devoir l'envoyer aux USA pour poursuivre la tradition... Avant j'avais une relation avec les condamnés. J'me disais : T'es la dernière personne qu'ils voient dans ce monde. J'leur donnais un sourire, une petite tape sur l'épaule, un regard rassurant... Aujourd'hui je les mélange tous."


samedi 12 avril 2008

Je ne sais pas.

J'ai envie d'un ailleurs.

Plume DCD: Pourquoi d'un ailleurs?

Plume DCD2: Je ne sais pas vraiment, de changement je crois.
Plume DCD: Et tu ne peux pas avoir le changement ici?
Plume DCD2: Je ne sais pas, peut être si, mais non.
Plume DCD: Mais non, quoi?
Plume DCD2: Bah j'en ai marre d'ici, c'est fade, je m'ennuie.
Plume DCD: Et ailleurs tu ne vas pas t'ennuyer?
Plume DCD2:
... Si peut être, mais différemment.

Plume DCD: Parce qu'il y a plusieurs façon de s'ennuyer?
Plume DCD2: Je ne sais pas, mais j'ai envie d'ailleurs, d'aimer loin.
Plume DCD: D'aimer loin...Je ne comprends pas.
Plume DCD2: Y a rien à comprendre, c'est comme ça.
Plume DCD: Une décision posée..
Plume DCD2: Mais non, ce n'est pas une décision, mais une envie.
Plume DCD : t'es déçue?
Plume DCD2: Par?
Plume DCD: Par ici, pour vouloir aimer loin ailleurs.
Plume DCD2: Je crois, oui. Déçue, peut être ça.
Plume DCDi: Tu as des regrets?
Plume DCD2: Oui quelques uns, oui.
Plume DCD: Tu ne peux pas rattraper ces regrets? Faire en sorte de ne plus regretter?
Plume DCD2: Non
Plume DCD: T'as essayé au moins?
Plume DCD2: Non
Plume DCD: Alors pourquoi dire non?
Plume DCD2: Je le sais, il y a des choses qui sont faites pour être regrettées.
Plume DCD: Ah? Tu penses cela?
Plume DCD2: Je crois oui.
Plume DCD: C'est triste..
Plume DCD2: Non c'est la réalité de la vie.
Plume DCD:Qu'est ce qu'est la réalité de la vie? Que des choses sont faites pour être regrettées?
Plume DCD2: Je ne sais pas.
Plume DCD: Qu'est ce que tu sais?
Plume DCD2 Que je veux un ailleurs.
Plume DCD: Tu sais ou il est cet ailleurs?
Plume DCD2: Non, ici, là, là-bas, à l'autre bout du monde, en bas de ma rue, partout à la fois.
Plume DCD: Tu ne sais pas vraiment...
Plume DCD2: Si je sais. Je sais que je veux du changement, des sourires, du partage...
Plume DCD: Tu crois que ça viendra?
Plume DCD2: Je ne sais pas.


Je me sépare de moi.

Je déchire mes ongles un à un, je m'empute d'un peu de moi. Méthodiquement l'un après l'autre... Me soulager, par la déchirure. Me déchirer comme le reste, que ça se voit, c'est moche. Assise, dans la pénombre, le silence en compagnie qui me caresse la peau. Je me sépare de moi, par les ongles.
Avec les dents, je m'entaille presque vicieusement, frénétiquement, consciencieusement. Si tout le mal résidait là, dans ces outils à la séduction, à l'amour, au sexe, à la haine, et à la violence... J'en suis désormais dépourvue. Plus de marques sur la peau, dans le creux du dos, dans un élan tout en cambrure, en émotion, en perdition, à fleur de sens... Je jette tout, dix fois, je coupe, j'enrage. Plus de rouge prétentieux qui rendait mes mains narcissiques, à se regarder danser sur le bord des coupes, tranchantes ou non, à se regarder courir à la recherche d'autres mains. La finition réside dans les détails, je n'ai plus de détails, plus de finition. Je me sépare de moi.

mardi 1 avril 2008

Sick Puppies All the same

Et si

Et si je fermais les yeux et qu'une porte s'ouvrait à moi, la porte des idéaux. Et si je fermais les yeux et que j'avais qu'à tendre la main, un pied devant l'autre, l'air est chaud. Et si j'avais qu'à fermer les yeux et avancer sans jamais sauter. Si jamais je m'étais trompée d'espace, et si y avait qu'à fermer les yeux, pour trouver le bon sentier, régler le canal de la vie et mieux s'informer en s'informant sur la forme de se former sur la formule à prononcer. Et si le rêve était un chemin, une étoile me guidant sur la vie que je survole. Et si j'avais une vie en parallèle, sur une autre face, je me suis trompée moi j'étais pile. Y à pas de verso? Est on obligé d'être en ligne continue? C'est pas le bon livre que j'ai ouvert, je veux recommencer. L'histoire est ennuyeuse, difficile à lire, une langue que je ne comprends pas. On m'a appris que l'on avait toujours le choix, Je fais le choix de la parallèle, j'ai jamais aimé les droites. Et si je fermais les yeux, et que la vie se passait cérébralement plus que physiquement. La force de l'esprit est vaste et insoupçonnée, me matérialiser ainsi que les choses que je sais, et avancer, pieds nus sur les cendres de ce que je n'ai pas pu.
Et si je fermais les yeux, et d'un coup de gomme, j'effaçais tout. Et si je fermais les yeux.

dimanche 23 mars 2008

jeudi 20 mars 2008

Clic clic clic

Clic, clic, clic, !Pas assez fou, ennuyeux, ennuyant, trop sûr de lui, trop voyant, pas assez beau, trop sociable, trop mou, pas assez vivant, pas assez sûr de lui, trop classique, manque d'originalité, trop de cul, pas assez érotique, pas assez seul, pas surprenant, manque de couleur, manque de sensualité, m'excite pas, trop grand, Clic clic clic, manque d'âme, toujours pareil, pas assez magique, encore, trop fade, pas assez doux, trop doux, aime pas le vert, manque d'imagination, pas assez ouvert, Clic , clic, clic, encore la même chose, les même mots, les mêmes sons, les mêmes erreurs, les mêmes conneries. Clic, clic, clic, je m'ennuie, clic clic clic. Regard troublant, joli sourire, je passe. Clic clic clic. Pas envie de répondre...

Trop de maux, trop de mots, pas assez vivant, on est usé par des moitiés de vie qu'on à pas vécu, alors on cherche, et on se délaisse. j'y crois, j'y crois pas. Non pas toi, pas comme ça. Tu m'ennuies, je m'ennuie, je te zappe. T'attends quoi? Tu m'excites pas, alors cherche pas, te fatigue pas. Ca manque de tout. Ou c'est moi qui manque de tout, je ne sais plus très bien. Les gens se ressemblent, tous les mêmes, des clones de mots, d'histoires passées qui collent à la peau. On transpire des fantômes que l'on déteste mais qui nous rassurent, des gestes appris par coeur, à force de temps donné. On à même pas vécu. On passe son temps à faire semblant, ne pas blesser, ne pas dire, protéger, par peur, peur de perdre, peur d'être seul, alors on avance à deux sur des chemins opposés et on fait comme ci. Comme ci on y croyait encore. On à pas vécu. On passe des années à se donner du temps qu'on s'offre pas, à faire payer ces secondes qui nous coûte cher, à se faire souffrir pour exister et se rassurer, t'es toujours là... Alors on se quitte comme on s'est aimé, seul. On à pas vécu... Clic Clic Clic, m'intéresse pas, non ça je n'aime pas, t'es pas assez ci, t'es pas assez ça, dommage j'aime pas ton nez. Clic Clic Clic, Je m'ennuie.

mercredi 19 mars 2008

Le destin est tracé...

Son image est décharnée, froissée d'avoir retenue le temps à être une femme, à être aimante et des-aimé, usée elle rend sa vie au petit jour, elle ferme ses yeux couleur trottoir. elle à voulu, elle a cherché. Le destin est tracé, on à beau lutter se démener comme une bête, on y échappe pas, on y échappe pas... Inlassablement en écho de ses pensées.

Son image est décharnée, sa peau à l'odeur des passes qui s'incruste avec le temps, le fric marqué par la couleur de son cul. Ils aimaient ses fesses, ses belles fesses rondes et fermes à faire pâlir de jalousie un caméléon sur un lit blanc.

Son image est décharnée elle traîne chaussée de ses escarpins usés par le bitume de sa vie de trainée à traîner sa vie. Elle attend le jour, ou la nuit elle pourra dormir jusqu'au petit jour. Jolie fleur, fleur de bitume, tu éclos à la nuit tombée, et tu te meurs au petit matin, fatiguée d'être tant cueillis.

Son image est décharnée, l'espoir ça abîme, ça rend le teint gris, et fait grincer des dents. Elle à plus rien sur quoi pleurer et elle rigole par désespoir, et elle picole pour ne pas voir que la vie peut être une chienne, une putain qui roule sa bosse pour du pétrole. Elle lève son verre, à l'or en baril pour ses faux cils, à l'or en baril pour ses faux-cils qui lui coule le long des cuisses.

Son coeur est décharné d'avoir tant aimé...Par tranche de 30 minutes. Elle à tout vu elle à tout su du plus pauvre au plus riche, elle à aimé, sur le ventre, sur le dos ou sur les genoux. En fast love dans une roulotte, une voiture , une chambre d'hôtel, dans ses dentelles.
Jolie fleur, fleur de bitume tes lèvres ont le goût du sel. Jolie Fleur, fleur de bitume, demain c'était le printemps.

lundi 17 mars 2008

billet à la con, pour ne rien dire.

Ca m'a toujours fait marrer les messages "Private" que tout le monde peu lire dans les commentaires de blogs. Pour quelles raisons, laisser un message qui laisse entre voir que "Ouais, bah moi, l'auteur du blog, je le connais, et pas vous, NAH!" Je trouve ça nul, je trouve ça nul d'autant plus quand le commentaire laissé n'a strictement rien à voir avec avec le billet commenté... Besoin d'être, d'exister aux yeux des autres, toujours ce besoin d'en faire plus, et d'être supérieur.

Billet TITRE: La mort dans l'âme.
7 commentaires. Dont:

-" Tiens au fait, trop bien la robe que tu portais, l'autre jour à la soirée hyper hype, de Trucmuche De laHaute. C'était un peu branchouille à mon goût, mais tu me connais, hein, je m'adapte... Bon allez , toujours ok pour samedi? "

Je rigole, et je trouve ça pathétique. Pourquoi? Hummm je suis peut-êre envieuse... Moi aussi j'aurai voulu y aller dans la soirée hyper hype de Trucmuche De lahaute, dans une belle robe qui claque à mort... Uhmmm non, c'est pas mon truc, j'aime pas les gens.
C'est marrant cette façon que l'on a de toujours vouloir exister un peu plus fort...Que l'autre d'à côté.

samedi 15 mars 2008

Un jour je suis morte un matin

Un jour je suis morte, je ne le savais même pas. La mort, ça chatouille, ça fait comme des petits picotements dans les mollets et derrière les oreilles. Ne me demandez pas pourquoi à ces endroits précis, je ne sais pas. Mais parait il que c'est ainsi.
Un jour je suis morte en fin de matinée, ça aurait pu être un soir, ou un aprés-midi, mais non, ce fut un matin à 10H56. Ca prévient pas quand ça arrive.
J'aurai bien aimé le savoir, pour fumer ma derniere clope, prendre un café, et puis appeler les gens qui me sont proches pour ne pas qu'ils s'inquiètent. Ou au moins changer le message de ma boite vocale, pour annoncer que je suis morte, ça aurai évité à tout ces malheureux d'attendre une réponse qui ne viendra pas.
Je crois que je suis morte d'ennui, à force d'attendre j'ai perdu l'envie, ou par trop d'envie, l'ennui est venu, et puis à force de roder autour de moi, un jour elle m'a eu.
Un jour je suis morte un matin, je pensais avoir le temps, le temps de penser que je pourrais avoir des idées, mais à force de prendre le temps, le temps m'a prise, et je l'ai perdu.
Un jour je suis morte un matin, après une douche chaude, et un petit dej', café noir sans sucre et yaourt à la vanille, si j'avais su j'aurai pris celui aromatisé à la banane, mais comme c'était le dernier je me le gardais pour le lendemain, mais y a pas eu de lendemain, et pas de yaourt à la banane. C'est con.
Un jour je suis morte un matin, sans n'avoir jamais osé oser, ou si, mais très peu, ou pas comme je l'aurais souhaité, à toujours faire semblant, semblant de vouloir, semblant d'y croire, j'ai fait semblant de vivre. J'ai bien l'air con aujourd'hui, maintenant qu'un jour je suis morte un matin... Je fais quoi de tout ce que j'ai pas fait?

vendredi 14 mars 2008

Rêverie

C'est opaque, c'est trouble comme mes pensées pansées par l'alcool pour oublier qu'oublier ça mène à rien. Je ne rêve plus. Je me cloisonne, je m'emprisonne dans mes envies fantasques sur fond d'utopie. C'est amer, et ça reste, dans le fond de la gorge, je déteste, je haie, j'ai envie de frapper ou de sombrer, ne plus penser, ne plus panser. Plus rien n'a de sens, les cercles ont des angles. Des angles droits qui tournent pas rond. Tous ce mélange, les couleurs et les notes, j'entends du bleu, du vert et du rouge, et je peins en Sol, peut être même en Ré... je cours pas, je marche pas, statique, au vent je m'efface.
Je trace, du bout de mon doigt, ce que je fus, un point. Perdue dans un lendemain d'un jour sans fin. J'espère.

jeudi 13 mars 2008

On me manque.

Parfois, on me manque. Je ne sais pas qui tu es, ni ou tu es, ni ce que tu fais, ni à quoi tu penses, ni même si tu aimes le rouge, le vert, les mots pour ne rien dire, les silences qui s'enchaînent en boucle, si tu fumes après l'amour, si tu aimes le silence des villes le matin trés tôt. Si tu déteste autant que tu aimes. Je ne sais pas si tu as peur le soir quand tes yeux se ferment. Je ne sais pas ce qu'à été ton enfance, ni même si tu as des enfants, je ne sais pas si tu as un mot préféré, si tu aimes le chocolat, et si tu veilles tard, si tu traînes pour t'endormir, ou si au contraire tu t'abandonnes à la nuit. Je ne sais pas si tu aimes le son de la pluie qui vient mourir sur les trottoirs, si tu aimes les couleurs autant que les sons. Je ne sais pas si tu aimes la solitude, que l'on t'effleure la peau d'un souffle. Je ne sais pas si tu préfères la mer ou la montagne, ni même si tu aimes le vin que l'on dégusterait assis à même le sol l'esprit enivré par la musique. Je ne sais pas si tu es doux autant que tu es animal, je ne sais pas ce qui te fait mal. Ni même ce qui se cache derrière ton regard. Je ne sais pas si tu m'attends autant que je t'attends, mais, on me manque.

lundi 10 mars 2008

Tic tac tic tac tic...

Nicotine, Caféine, PENSÉES INTIMES, CaFéInE, NiCotiNE, PenSéeS iNtimes,CaFeInE IntIMES, pensées, NICOTINE, caféine, nicotine, CafeInEs, inTIMEs pensées, inTImeS, NIcoTInE
CaféINe, pensÉes nicoTine, Caféine, intiMes, PENSÉES Nicotine, penséeS, Caféine,NICOTINE caféine, Nicotine, pensées intimes, penSées S, Pensées intimes, IntImes PenSEES, CAFÉINE, nicOtine, caféIne, PeNsées Intimes, CaFéinE, Nicotine, Caféine, PensEES intimes, nicotine INTIMEs, pEnsées cAféine, NICotinE, Pensées Intimes, CAFEINE, NICOTIne, Pensées caFEine nicotine, INTIMES

vendredi 7 mars 2008

Je suis en colère (bis)

Je suis en colère contre moi même, contre ma vie, de la façon dont je le mène. Je voulais plaire aux gens trop bien pensants, je faisais semblant, semblant d'être moi, dans une image que l'on m'à façonné. Faut être comme ci, faut être comme ça, et je disais oui. J'y arrive plus, je crois que j'y suis de toutes manières jamais arrivée. Je pensais que c'etait pas pour moi, que c'etait pas le bon moment que c'etait pas comme ça. J'ai ravalé ma vie. Enfilé une peau, une peau de moi, pour me fondre, dans cette masse que je déteste, mais dont j'ai besoin. je la rejette et la réclame. Je suis seule avec ma solitude au milieu des autres, qui ne comprennent pas. Je marche à côté, à côté de la vie qui file, je la guette, je la vois je ne la perd pas du regard. j'en ai usé, même abusé juste pour paraître et disparaître. Un courant d'air, insaisissable, je pensais traverser la vie, mais je crois que c'est elle qui me traverse. Je fais des erreurs inlassablement je les répète. En boucle je fais des cercles, j'avance à reculons, je veux pas regarder alors je tourne, en rond.
J'attends le jour, le jour ou je pourrais avancer en ligne droite, trouver mon fil, et le suivre. J'ai peur, peur de demain. peur de ne pas réussir, réussir à avoir le temps de trouver ce foutu fil, ou de ne pas avoir la force, de le retenir, si il passe, là, sous mes yeux. et si je ne le reconnais pas? je serais à coté, toujours à côté, en parallèle. Je m'en veux. je t'en veux.

Je suis en colère.

Y à de la colère, de la rage et de la haine... Car j'ai aimé et je me suis battu. Battu pour ça. Battu pour rien. Contre le vent y a rien a faire. De l'espérance à foutre en l'air. Envie de crier, envie de retourner et de balancer le moindre mot, de voir s'envoler toutes ces syllabes si peu aimables! Que ça ricoche sur l'irritable.. Envie de jeter , tout, par la fenêtre de l'avenir. Envie de peindre en rouge à grands coups, frénétiquement, rapidement, fortement, dents serrés, les murs de ces souvenirs, sur lesquels je me cogne. Je vais foutre le feu, le feu à mon âme! Par exoïsme, et par connerie. Je vais enfflammer les boulevards. Je suis en rage, je ne contiens rien, j'ai trop contenu. Je vais tout briser et je vais chialer. Chialer ces putains de rêves qui me portent trop hauts. Ces putains d'envies que personne ne comprends. Je vais hurler ma soif de couleurs à tous ces cons, qui ont fait mon chemin. Z'ont pas raisons! Z'ont pas raisons! Je veux pas savoir, ce que vous pensez, je veux pas entendre le sens de votre vie. Je veux pas regarder dans votre direction, c'est pas mon chemin. J'ai accepté la difference, vous êtes trop cons pour tout comprendre.
J'ai envie frapper contre mon corps, de l'interieur pour briser tout ce que l'on voit pas.
Y a de la colère, de l'amour, de la rage....et je t'en veux, et je m'en veux.

jeudi 6 mars 2008

Lundi matin 9heures et des poussières.

Dimanche 18 heures.
Il a une tête que l'on ne retient pas. Il le sait. Pourtant sur le moment, on ne le trouve pas forcément désagréable. Mais la fois d'après, tout est à recommencer. C'est ce qui a du se passer avec sa femme. Un jour, elle aussi elle l'a gommé de sa mémoire. En partant, elle lui a laissé en souvenir une grande adolescente fadasse à qui il n'a rien à dire. La mère l'intéressait un peu, seulement voilà, le miracle ne s'est pas reproduit avec la fille. D'ailleurs, il la regarde grandir en pensant à autre chose. Il pense à sa vie qui n'est pas palpitante. A son boulot qui lui prend la tête, et à son chef qui le chronomètre pour faire du chiffre et augmenter les cadences. A l'usine il fait pourtant partie des plus rapide, mais à la direction là haut ça râle tous les jours, ils en veulent toujours plus. Aujourd'hui il n'est pas allé dans le petit stand de tir ou il est inscrit. C'est la seule chose qui l'amuse encore depuis qu'il ne tire plus sa femme. Aujourd'hui il a de la fièvre, les yeux rouges et mal à la tête.

Dimanche 18 heures.
Dans sa cuisine Nadine coupe les légumes pour la soupe qu'elle servira à ses enfants demain soir. Elle est comme ça Nadine toujours en avance sur tout. Il n'y a rien d'imprévu dans la vie de Nadine. C'est un peu ennuyeux parfois, mais Nadine ne peut pas faire autrement. Demain par exemple elle va à Paris acheter les cadeaux de Noël. Elle prend le train de 9H28 et ses billets sont réservés depuis longtemps. Dans la capitale ou elle s'était epuisée des années à essayer d'être une mère et une femme parfaite, Nadine n'était pas à sa place. Tout était trop compliqué, trop loin, trop...Tout. Aussi quand son mari fut muté en province, la petite ville qui a priori ne fait rêver personne s'était imposée sans casting. Tout de suite elle avait senti que cet endroit avait tout pour lui plaire. Ni trop grande, ni trop petite, rassurante, rien de mortelle. Ce n'est pas parce que le petite ville a une taille raisonnable quon ne peut pas s'y faire une belle vie. Au contraire là-bas elle voulait une maison qui ressemble à un dessin d'enfant, des écoles à taille humaines avec des cours de récréations lumineuses, une bicyclette pour aller à la gare, enfin toutes ces choses qui font fantasmer quand on étouffe dans la grande ville. Et tant pis si ça horripile ses copines de la capitale qui adorent la narguer en lui disant " Ca va tu ne t'emmerdes pas trop dans ta campagne?" Au début, elle leur précisait qu'elle habitait une ville, avec des feux rouges et des rues. Maintenant elle leur sourit et ça les agace. Tous les jours elle se dit que de s'installer dans cette petite ville c'est la meilleure chose qu'elle ait faite depuis longtemps.

Dimanche 18 heures.
Comme tous les dimanches , Muriel se demande ce qu'elle va bien pouvoir donner à manger à ses loupiots. Si elle ne trouve pas elle ira chercher des pizzas. De toutes façons ce jour là, il n'y à rien d'autre d'ouvert dans cette petite ville à la con. A Paris l'eventail était plus large, pour les filles qui comme elle font tout au dernier moment. Seulement comme beaucoup elle à fui la capitale. Avec son petit salaire aléatoire elle ne pouvait plus suivre. Sur les conseils d'une amie qui savait que Paris était pour le moment le seul endroit à lui offrir encore un peu de travail, elle a pris un compas. L'idée, faire rentrer dans un rond tous les endroits à une heure de train de la capitale. Et c'est là qu'elle a vu le nom de l'affreuse petite ville qu'elle connaissait un peu. Sa soeur Nadine y vivait comme une reine. Les rares fois ou elle lui avait rendu visite dans sa maison de conte de fées, elle avait eu envie de lui faire, faire la truie, pour que cet air de bonheur béat disparaisse à jamais de sa sale tronche de cake. Pourtant pour lecher les miettes de la vie de Nadine, Muriel était prête à tous les sacrifices. Et finalement sans prévenir personne elle à pris un appartement dans la petite ville. Un deuxième choix qui avait pour seul objectif de contrarier sa cadette. Cet endroit ressemblait à un decor de théâtre. Joli en façade et derière... du vide. Elle regrettait d'avoir quitté la grande ville. D'ailleurs demain, elle prend le train de 9H28 et comme d'habitude elle n'a pas son billet.

Lundi 8 heures.
Ca fait maintenant une heure que Nadine est debout. Les autres sont déjà partie alors elle traîne dans sa jolie cuisine. Dans un quart d'heure elle va monter se faire belle, elle ira à la gare avec assez d'avance pour avoir le temps d'acheter les journaux. Avant de refermer la porte elle laisse un mot sur la table " A ce soir mes amours." Elle chante, elle est radieuse, elle a la vie devant elle.

Lundi 8 heures
Il est furieux. Sa fille a découché. C'est la première fois. Bizarrement, de voir la chambre vide de son ado, lui a fait un coup au foie. Même cette endive insipide est capable de lui faire du mal. Ca l'étonne et c'est insupportable. Encore fiévreux, il se dit qu'il n'ira pas travailler. Le petit cheffaillon qui lui crie dessus peu aller se faire foutre. Il n'est pas énervé, non, c'est plus grave que ça. Oui, aujourd'hui, puisqu'il n'est plus capable de donner envie de rentrer à une boutonneuse, il part faire la guerre. Pourtant, avant que sa femme se barre, il vait d'autres rêves plus charmants et plus pacifiques. Comme Thierry Lhermite, son idole, il voulait emmener ses gonzesses faire le tour du monde en voilier. Seulement lui, il ne serait pas revenu. Tourner Les Ripoux 3 n'était pas au programme. Il aurait bronzé sous sa barbe et les filles auraient été heureuses. Mais sa bonne femme qu'il adorait n'avait pas voulu le suivre et l'autre molasse là, qu'il gardait en otage en attendant je ne sais quoi, préférait maintenant dormir dans d'autres lits. Alors voilà, il à mis sa veste en cuir et son chapeau de tous les jours et il est sorti.

Lundi 8 heures
Muriel émerge à peine. Elle vient d'entendre la porte claquer. Se lever avec les enfants est de plus en plus difficile. Depuis quelques mois, ils vont à l'école à la bourre, et la plupart du temps le ventre vide. En voyant les deux bols propres, elle s'en veut de ne pas avoir eu le courage de leur préparer un chocolat. Elle se trouve minable et pourtant elle bouffe, quitte à être elle aussi en retard. Il va encore falloir cavaler pour attraper ce foutu train.

Lundi 9 heures
De la vieille voiture qu'il vient de garer dans le centre ville, l'homme à la tête qu'on ne retient pas sort un fusil 22 long rifle.
Il va tirer sur tous ce qui bouge. Essentiellement des femmes et si possible jeunes et belles. Depuis que la sienne est partie, les filles joyeuses qui sentent un peu trop bon lui donne envie de vomir. Et ce matin c'est sur celle là, qu'il compte s'acharner en priorité. Il va faire un carnage. Pour se chauffer un peu il abat une prière beauté d'à peine 20 ans, qui n'aurait jamais du, la pauvre passer sur ce boulevard tranquille, ce jour là. Comme il tire bien, elle tombe sans même pousser un cri. Et d'une! Ravi les choses se passent facilement, le fusil levé vers le ciel, il marque une pause très courte et il avance lentement vers la mairie. Personne ne sait encore qu'à quelques mètres de là, le coeur d'une très jeunes femme s'est arrêté de battre. Un peu plus loin, devant une agence d'interim, une secrétaire roulée comme une déesse vient de sortir pour allumer une cigarette. A nous deux ma chérie. Il lui tire dessus au moment ou elle se retourne vers lui, de la fumée plein les narines. Elle l'à vu et l regard qu'elle lui lance est plein d'étonnement. Trop tard! Comme l'autre, elle s'affale sur le bitume. Il est content, la fille était jolie comme un coeur. Survolté, il cherche déjà des yeux sa troisième victime. Tiens, la voilà qui arrive sur son vélo tout neuf. C'est indiscutablement la plus belle des trois. Les seins comme deux obus, elle se tient bien droite et elle pédale. Insouciante cette fille pue le bonheur.
Alors pour lui apprendre un peu à cette chienne à respecter les pauvres gars qui n'ont pas eu sa chance, il la tire comme un lapin. Parce qu'il à décidé, l'histoire de cette splendeur au port de reine va s'arrêter là. Voilà c'est fini. Il l'a eue du premier coup comme les autres. Le tombeur de ces dames peut se vanter d'avoir fait un sans faute.

Lundi 9H22
Sur son vieux vélo rouillé, Muriel sait déjà qu'elle à loupé son train. Il lui faut dix minutes pour aller à la gare et une fois de plus elle s'est fait avoir. Ce matin, c'est la troisième biscotte de confiture qui lui à été fatale. Son mari qu'il l'a quitté y a deux ans (entre autre a cause de ses retards) voulait toujours savoir ou elle disparaissait des heures. Elle n'a jamais su répondre. Comment lui expliquer que le temps devient mou à chaque fois qu'elle quitte un endroit pour un autre. Un jour il n'a plus posé de question, il est parti, en la laissant transpirer toute seule. Parce qu'elle courait toujours aprés les trains, les bus, la vie. Elle n'etait pas guérrie la preuve ce matin elle pédale, en grillant les feux rouges. Elle est folle de rage, ses fils voudraient bien allez dormir chez leur tante qu'ils trouvent moins angoissante que leur mère. Ces petits cons ont raison. Nadine est formidable. Et quand elle va à la gare, elle n'est jamais en retard. Muriel ne sait pas encore que dans la petite ville ou il ne se passe jamais rien, Nadine a fait tout à l'heure une mauvaise rencontre. Canardée en pleine rue par un maboul qui marche toujours, sa soeur n'achètera jamais ses cadeaux de Noël.

Lundi 9h28
Il la voit passer à vélo, comme l'autre, un quart d'heure avant. Mais cette fois ci, il ne tire pas. Les filles moches et tristes ne l'ont jamais intéressé.